Les édulcorants, des dangers ?

Les édulcorants, des dangers ?

 

Nous avons appris dans la partie précédente que le Coca-Cola classique était riche en sucre, et donc peu conforme aux nouveaux modèles d'une société de plus en plus soucieuse de son image. L'industrie agroalimentaire, l'ayant bien compris, créa en 1982 la première boisson light : Diet Coke, et en 2005  le Coca-Cola Zéro.

Nous avons cherché à savoir pourquoi ces boissons étaient si peu caloriques, tout en gardant ce gout sucré qui fait le succés de Coca-Cola depuis tant d'années, et quelles étaient finalement les différences entre le Coca Light et le Coca Zéro.

Nous avons donc réalisé l'expérience de la partie "effets du sucre" avec du Coca-Cola Light, dans les mêmes conditions et avec les mêmes proportions. Au bout de 12 min, tout le Coca avait disparu et rien ne s'était formé. Nous avons verifié ce résultat, en repesant la casserole, et avons touvé une masse de 340g. Nous avons donc la confirmation qu'il n'y a pas de sucre dans le Coca-Cola Light. Des recherches plus poussées nous ont appris que ce goût sucré venait des édulcorants. 

 

Expérience Coca-Cola Light

 

Les édulcorants

Contrairement à leurs grandes sœurs, très sucrées, les boissons "light" sont peu caloriques. Les sucres traditionnels y sont remplacés, en effet,  par des édulcorants pratiquement dépourvus de calories…
Seulement voilà : on a constaté que ces boissons avaient le défaut d’ouvrir l’appétit, et d'entrainer, voire d' accentuer l’attirance pour le sucré.

Pourquoi ?

Selon les travaux du Pr. John Blundell, directeur du département de psychobiologie (université de Leeds, Etats-Unis), le déséquilibre entre le goût sucré perçu par notre cerveau et l’apport nul en calorie des édulcorants intenses (type aspartame), lors de la consommation de cette boisson, entraînerait une augmentation de la production d’insuline.

En effet, lors de l’absorption de cette substance, notre cerveau confondrait les édulcorants avec du glucose et ordonnerait ainsi l’augmentation de la production d’insuline afin de stocker tous ce "pseudo glucose" et de provoquer une hypoglycémie.

Cette chute de la glycémie (taux de glucose dans le sang)  peut provoquer de la fatigue, des étourdissements, des malaises et, dans le pire des cas, un coma. 

Mais ceci n'est, rappellons-le, qu'une hypothèse.

Rappel : l’insuline est une hormone sécrétée par les cellules béta du pancréas. C’est une protéine de 51 acides aminés qui a pour fonction de favoriser l’entrée du glucose dans les cellules hepatiques, musculaires et adipeuses en se fixant sur des récepteurs spécifiques. Elle est  hypoglycémiante.

Voici un schéma illustrant le fonctionnement de l'insuline (schéma de notre confection personnelle) :

 

Les édulcorants présents dans les colas light sont généralement l’aspartame et l’acésulfame K.

Ces deux édulcorants intenses font aujourd’hui débat car leur innocuité est remise en cause par de nombreux chercheurs. 

 

L’aspartame :

L'aspartame est un édulcorant de synthèse ayant un pouvoir sucrant environ 200 fois supérieur à celui du saccharose. Il a été découvert en 1965 par GD Searle, puis mis sur le marché pour la première fois aux Etats-Unis en 1974. En France, il a été autorisé dès 1981.

Il a été intégré au Coca-Cola pour sa  fabrication "light" en réponse aux critiques dénonçant le taux excessivement élevé de sucre dans le Coca dès 1983.

Chimiquement, c’est l'assemblage de deux acides aminés naturels, la phénylalanine et l'acide aspartique. C’est pourquoi son utilisation est déconseillée aux personnes souffrant de phénylcétonurie,  cette maladie génétique rare entraînant des difficultés à digérer l’acide aminé phénylalanine libéré par l’aspartame lors de la digestion.

Quels sont les accusations qui pèsent sur l’aspartame ? Sont elles justifiées ?

L'accusation plus courante qui pèse sur l’aspartame est d’augmenter le risque de tumeur au cerveau.

Mais, contrairement aux idées reçues, les études qui ont été menées chez l’animal puis chez l’Homme n’ont pas pu prouver l'existence d'un lien entre l’aspartame et le cancer.

Cette polémique  relève, en réalité,  plus de la politique que de la science. En effet, depuis sa légalisation à aujourd’hui, l’aspartame est le coeur d'un conflit entre la FDA (Food Drug Administration), les autres associations de consommateurs, et les partisans de l’aspartame  (industrie agro-alimentaires).

Aujourd’hui, plusieurs études sont encore en cours et devraient apporter des conclusions, espérons-le, définitives.

D'autre part,  l’aspartame  est  également mis en cause dans le problème de l’épilepsie. Il participerait au déclenchement de crises. C’est du moins ce qui avait été constaté chez le singe. Mais là encore, des études plus poussées chez l’Homme ou chez l’animal n’ont réussi a prouver aucun lien entre les crises et la consommation d’aspartame.


Pour conclure,  le seul risque aujourd’hui démontré est le problème que peut provoquer le cola light chez une personne souffrant de phénylcétonurie.

 

L’acésufalme K :

L'acésulfame-K est un édulcorant sans calories qui est environ 200 fois plus sucré que le sucre. Cet édulcorant intense est très apprecié par sa bonne conservation et sa résistance à la chaleur. Il a été découvert en 1967 et autorisé en 1985 par le  Comité Scientifique de l’Union Européenne pour l’Alimentation dans les aliments et les boissons.

L’innocuité de l’acésulfame K a été examinée par le JECFA, qui en a conclut que son utilisation etait sans risques, tout du moins à un niveau inférieur à 15 mg/kg de poids corporel (dose journalière admissible). Une quantité presque impossible à atteindre.

Cependant, comme pour l’aspartame, un certain nombre de chercheurs et d'organismes comme le Centre pour la Science dans l'intérêt public aux USA, ont remis en cause ce constat. Ils prétendent que les études existantes n’ont pas respecté à la lettre les protocoles de recherche et qu'il n'y a pas eu d’études sur l’Homme au long terme.

De plus en mars 2005, un rapport anglais a prétendu que l'acesulfame K serait cancérigène (cause de tumeurs aux poumons ou de leucémie) et pourrait être lié à l'hypoglycémie ou encore à des hausses de cholestérol.

 

En conlusion, la consommation de boissons light à base d’édulcorants ne semble pas être néfaste pour la santé à ce jour. Mais en étudiant la composition chimique de ces boissons, on peut s'interroger sur la réelle innocuité de ces produits, notamment s'ils sont consommés de façon régulière, car l'existance de  réactions de l’organisme a tout de meme été démontrée. De plus, aujourd’hui, les études se poursuivent en nous laissant un doute…


Pour répondre à notre deuxième question, la différence entre le Coca Light et Zéro se situe surtout au niveau du goût, la saveur de la boisson Zéro se rapprochant  plus de celle de la boisson originale Coca-Cola.

 

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